Les blablas de la présidente d’LSF / La valse des galgos qui ne peuvent plus valser…

Ça y est on est en plein dedans, les chasseurs  se débarrassent  de leurs encombrants  et ce n’est que le début du grand rush pour les refuges Espagnols.

C’est la valse des galgos …

On pourrait presque comparer la Fondation Benjamin Mehnert  à une déchetterie ou à un garage automobile de réparation.

Allez hop, un galgo qui se fracture le dimanche à la chasse et le lundi c’est la valse des 4×4 qui  arrivent sur le parking parfois à la queue leu leu avec les chiens qui agonisent dans les remorques.

C’est à prendre ou à laisser.

Et qu’est-ce qu’on peut faire, qu’est-ce que peut dire, est-ce qu’on a vraiment le choix ?

La réponse est non, sachant que de toute façon, si on refuse le galgo qui agonise dans la remorque sera emmené à la perrera pour y être exterminé et là il devra attendre son tour dans la souffrance, pendant 12 jours, c’est le délai légal, ou bien, il sera  balancé quelque part au milieu de nulle part ni vu ni connu et il crèvera de faim. De toute façon son sort est scellé, il mourra si on n’accepte pas.

Et puis face à un regard comme ça, on ne peut pas dire NON

Alors on prend la marchandise cassée pour la réparer…ça va ça vient, ça rentre ça sort.

Et pour nous, les associations, c’est la course contre la montre, car tous ces galgos, ce n’est pas le tout de les réparer mais ensuite il faut les placer et aussi trouver de l’argent parce que le vétérinaire orthopédiste qui se déplace à la FBM pour opérer ne le fait pas bénévolement. Le mois dernier nous avons payé 5155,72 euros de réparations.

                        

 

 

 

 

 

 

 

Les gens ne se rendent pas compte du travail fourni en amont pour sauver ces chiens d’une mort certaine, quand je vois qu’ici certains nous cherchent des noises pour un oui pour un non, si la marchandise n’est pas conforme 

Comme je le dis souvent c’est pas du tout neuf mais c’est de l’occasion.

Il n’y a pas longtemps j’ai eu un formulaire ou il était précisé « pas de cicatrices » et bien vous savez ce que j’ai fait «je l’ai mis direct dans ma corbeille » parce ça méritait même pas  une seconde de mon temps pour une réponse, même pas.

C’est tout ça qui m’ébranle et je ne m’y retrouve plus parfois, moi je voudrais vivre là-bas, être utile là-bas parce qu’ici on est  bien loin de la réalité du terrain.

Tenez celle-là par exemple, cette vieille mère courage au physique qui ne plait pas et bien je parie ma chemise que ses chiots vont partir comme des petits pains, s’ils sont « purs » bien sûr et qu’elle, elle va rester sur le carreau !!

Je la connais la chanson !!

Allez à mardi prochain et ensuite basta, je pars là-bas, je commence à compter les dodos, il faut que je parte plus souvent parce que j’en peux plus d’être ici.

18 pensées sur “Les blablas de la présidente d’LSF / La valse des galgos qui ne peuvent plus valser…

  • 24 octobre 2018 à 15 h 10 min
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    Et les estafilades que t’as sur le cervelet et le coeur, et la raie de ton cul sale et la fente de ta grosse pouffe , ce ne sont pas des cicatrices drôlement plus crades que celles de ces pauvres lévriers martyrs. Encore une grosse tache qu’on a oublié d’essuyer……. Bisous madame Brochot, il vous faut bien du courage.

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  • 19 octobre 2018 à 17 h 50 min
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    je suis évidemment choquée de lire de telles choses mais le monde est ainsi fait de différences (pensées , agissements)vous faites bien de ne pas perdre de temps avec ces gens, c’est ceux là même qui rejettent leurs animaux quand ils vieillissent ou deviennent encombrant.
    Depuis que je vous connais il ne se passe pas un jour ou je pense à vous aux bénévoles et a tout ces chiens qui ont tant besoin de nous. je m’imagine devenir riche et monter de beaux refuges.
    j’attends avec impatience le jour ou retraitée je pourrai partir aider les bénévoles et me consacrer pleinement à cette cause.
    Odile je comprends votre colère face a ces « sin verguenza ».
    J’attends avec impatience le 3 novembre jour ou vous me remonterez COLL mon deuxième galgo
    je l’ai choisi lui parce qu’il avait justement plein de cicatrices intérieurs et extérieur, je sais qu’il va s’apaiser et vivre une deuxième vie heureux j’ai hâte qu’il me transmette ses angoisses et qu’enfin il avance vers nous pour demander des caresses comme le fait Féliz aujourd’hui.
    Que toutes celles et ceux qui ne peuvent en recueillir sachent qu’ils peuvent aller aider les bénévoles sur place n’importe quand et que là-bas sur place il y a des chiens qui attendent aussi de la chaleur humaine même si ce n’est que pour un court séjour.
    bon courage à toutes et à tous.

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  • 18 octobre 2018 à 18 h 19 min
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    pas de cicatrice en effet direction poubelle par contre peut etre avoir relevé les coordonnées pour une liste noire Avoir un chien de race a bon prix certains sont vraiment dégouttants

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  • 18 octobre 2018 à 14 h 43 min
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    Je pleure en vous lisant, mais comme je vous admire !
    J’habite dans les Landes et si je puis vous aider ?

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  • 17 octobre 2018 à 21 h 37 min
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    C’est ahurissant, je n’ose pas imaginer les 4X4 sur le parking de la FBM avec ces pauvres chiens agonisants dans les remorques!
    C’est dramatique de comparer la FBM à une déchetterie, quelle triste réalité…
    Heureusement qu’ils sont là pour sauver tous ces galgos avec l’aide d’associations comme LSF.
    Merci à vous tous!

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  • 16 octobre 2018 à 19 h 47 min
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    Il y a quelque chose de plus fort que l’intérêt, c’est le dévouement. Et le votre Madame est sans limite et force l admiration.
    Bravo et merci de nous réconcilier avec le genre humain.
    Elvire Perrier

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  • 16 octobre 2018 à 17 h 00 min
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    ‘sans cicatrices’….??????? mais comment peut-on oser demander cela ! C’est avoir une bien piètre idée de l’enfer duquel vous sortez ces pauvres bêtes. Il faut surtout faire preuve de gratitude envers le dévouement des personnels des refuges, des vétérinaires, de toutes les équipes soignantes, de LSF qui ne recule pas devant tant de cas tous plus douloureux les uns que les autres pour refaire une santé à ces pauvres malheureux.
    Courage à vous, Odile, pour votre prochain voyage pour affronter encore bien des misères.

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  • 16 octobre 2018 à 15 h 58 min
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    Là bas on les bénévoles se battent contre la barbarie, ici tout le combat réside dans le fait de lutter contre l’égoïsme, l’obscurantisme et en gros la bêtise humaine ….ici la barbarie est présente également mais elle se fait plus discrète, il n’y a qu’à constater le nombre d’abandons par an à l’échelle de notre pays….Tous les martyrs sauvés en Espagne qui ont gagné leur paradis chez nous le doivent à ta ténacité, ta persévérance et à celle de ton équipe. Tu es utile là bàs tout comme ici Odile, bravo , courage et surtout bon séjour espagnol!

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  • 16 octobre 2018 à 14 h 30 min
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    Chère Madame,
    Pas de mots face à ces atrocités et à cette barbarie. Et l’on comprend votre désarroi et votre colère que nous partageons. De ces blablas, malgré tout, on ressent que vous ne lâcherez rien, tout comme les bénévoles et les membres des refuges qui s’occupent de tous ces malheureux. Continuez à faire voir aussi ce dont l’Homme est capable de faire face à des êtres sans défense et qui, depuis des millénaires, sont pourtant proches de lui. Il faut que l’Espagne prenne conscience que nous sommes au 21ème siècle et que ces pratiques barbares ne devraient plus exister dans un pays « civilisé ». Courage, vous vaincrez !
    Cordialement,
    Vanessa

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  • 16 octobre 2018 à 11 h 31 min
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    Bravo, merci je vous admire et vous souhaite beaucoup de courage.

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  • 16 octobre 2018 à 11 h 06 min
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    Actuellement l association Galgos est sur le terrain « Convoi de l espoir >
    19 refuges seront fourni en croquettes couvertures médicaments etc…
    2 bébés récupérés chez des gitans qui seront en pension
    Tout ceci fait par des bénévoles Français
    Bon courage

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  • 16 octobre 2018 à 9 h 45 min
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    Madame, votre courage force mon admiration. Plus que quelques jours et vous serez plongée au coeur de toute cette souffrance. Emportez avec vous tout mon amour pour tous ces petits rescapés ainsi que pour toutes ces personnes merveilleuses qui s’en occupe.

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  • 16 octobre 2018 à 9 h 26 min
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    Odile vous faites un travail énorme ! Ne vous rendez pas malade ! Vous êtes utile en France beaucoup d’adoptions se font grâce à vous !!! Je comprends votre désarrois face à cette misère La F B M fait des miracles pour ces Amours ! Tous les matins je vous lis et j’ai le cœur serré de voir autant d’atrocités envers ces chiens ! Heureusement la liste des adoptés me redonne le sourire ! C’est en Espagne tous ces barbares qu’ils faut convaincre de changer Leurs apprendre le respect pour les chiens mais là ? Reste à espérer que la nouvelle génération change ? La chasse peut importe où elle se pratique Grrr ! Comme tous les ans André et moi confectionnons des petits manteaux pour ces Loulous L’hiver approche ! A Bientôt ! Grande lichette d’Oméga la coquine

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  • 16 octobre 2018 à 9 h 14 min
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    bonjour Odile
    C’est pas facile tout ça . Tu vas pouvoir te resourcer en Espagne . On prend pas un galgo pour sa beauté mais pour lui donner une vie meilleur pleins d’amour ce qui n’ont pas eu . Les marques sur leurs corps on s’en fiche . On est pas dans un défilé de mode ou tout doit être parfait . Ils sont tellement attachants . Qu’ils soient vieux cassés jeunes on les prend comme ils sont . Cette mère courage à le même regard que Katinka . Mr Durford qui l’a adopté n’a pas regardé son âge ( 5 ans) mais je peux vous dire que cette maman est un amour et câline . Les gens qui critiquent on s’en fiche ce qui compte c’est le résultat . LSF fait des choses merveilleuses et ça grâce à Odile les délégués les bénévoles les familles d’accueils. On sait que c’est un combat sans fin mais ça permet de sauver de nombreux galgos. Ce sont des chiens merveilleux et toi Odile une femme merveilleuse qui se bat pour une bonne cause . Bisous et repose toi bien tu en as besoin

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  • 16 octobre 2018 à 8 h 59 min
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    Quelle douleur de savoir tout ça et comme je comprends votre désarroi et votre envie de partir loin de ce monde tellement standardisé. Un galgo sans cicatrises !!! C’est vraiment une histoire de cinglé. Je comprends votre colère mais pour moi ce n’est que du ressenti et de l’empathie, pour vous c’est du réel, du concret, du quotidien. Soyez à votre place au côté des chiens, des bénévoles, au plus près de cette misère. Courage Odile, ils vous attendent.

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  • 16 octobre 2018 à 8 h 50 min
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    Odile, dans ces bla-bla du jour que d’amertume et de sentiment d’impuissance….. d’impatience aussi !
    Mais vous êtes là, fidèle au poste, avec votre équipe et toutes celles et ceux qui œuvrent dans l’ombre, en Espagne mais ailleurs en Europe !
    Et cela, ce n’est pas rien c’est même le plus important !
    Ne lâchez rien ! Ne les lâchez pas ! Ne nous lâchez pas non plus ! Ils ont besoin de vous et de tous ceux qui pensent et agissent comme vous !

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  • 16 octobre 2018 à 8 h 37 min
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    Sans voix,ce matin encore,à la lecture du bla-bla…la réalité insoutenable là-bas, et la réalité des imbéciles,ici!!!Faire face à tant de souffrance demande une abnégation et une force de caractère infinies…Quel doux prénom a-t-on donné à cette petite mère courage?…..Son regard raconte son vécu de souffrance…..prenez un peu de repos,madame,avant votre départ,pour pouvoir affronter l’indicible,là-bas….

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