Pour Michel de la part de Clara…Une belle histoire d’amour…

Je ne voulais pas avoir de chiens pour ne pas avoir une contrainte de plus à la maison. Tout en faisant un don à l’association sans me le dire, mon mari Michel m’a parlé de cette association et de son implication pour sauver les lévriers galgos, des atrocités qu’ils subissent de la part de leurs maîtres espagnols.

 Je n’ai pas souhaité plus de détails. Je suis bien trop sensible au malheur et j’en ai pleuré.
C’est pour ça que Michel m’a montré une chienne à adopter. 
C’est comme ça que nous avons décidé d’adopter une malheureuse.
C’est comme ça qu’il m’a ralliée à la cause des galgos.
C’est comme ça que j’ai rencontré AYO ex Chicago sur Internet. Je n’en ai pas dormi de la nuit.

Une fois « la candidature d’adoption » déposée et validée par la présidente, nous avons rencontré AYO chez nous au buisson, avec sa maîtresse d’accueil.
En 2 enjambées qui nous ont effrayés par leur puissance et leur rapidité, elle s’est retrouvée en bordure de notre terrain avec son copain Tulipan, un haut galgo blanc, miraculé comme elle.
Nous avons compris à ce moment-là la nécessité du collier martingale, celle de l’attache des premières semaines, celui du grillage autour du jardin, celle de la douceur et de la persévérance, celle de la patience…
La maîtresse d’accueil, dévouée à la cause, nous a expliqué les tenants et les aboutissants de la procédure d’adoption.
A cause de sa peur des hommes AYO s’est laissé un peu caresser. Elle est restée distante, effrayée, tremblante.

AYO a découvert MILKY, notre chat blanc, sourd parce qu’il a les yeux bleus, trouvé abandonné dans un champ. MILKY a découvert AYO : sur ses gardes et sur la défensive pour lui, distante et peureuse pour elle.

Via l’association, nous avons acheté un collier martingale de vraie PRINCESSE pour AYO.
La candidature d’adoption a été acceptée et nous avons préparé à la hâte une médaille à son nom, un coin tranquille, une gamelle, une laisse. Nous avons réfléchi à la cohabitation avec MILKY, à l’organisation des journées, à elle sans nous ou avec nous et avec les autres.

Nous avons accueilli la craintive AYO chez nous au buisson le 3 janvier 2018.

Nous l’avons laissée faire. Nous l’avons laissée vivre. Elle nous a découverts. Elle nous a suivis à pas de velours toujours en retrait derrière nous.

Elle n’aimait pas les photos.

Elle n’aimait pas qu’on la regarde boire et manger, alors elle attendait la nuit pour le faire. Elle n’aimait pas qu’on la regarde tout court.

Elle ne faisait pas de bruit. Elle était sur le qui-vive à chaque instant et ne se relâchait que la nuit.

Elle ignorait le chat.

Elle marchait derrière nous et restait toujours en notre présence comme pour ne plus rester seule.

Elle avait la plupart du temps la queue entre les jambes et un machinal tremblement.

Elle aimait les caresses, c’est ce qui la sauvait face à sa peur.
Elle avait les yeux si expressifs de reconnaissance ou de malheurs passés que j’ai pleuré souvent à l’intérieur pour ce qu’ils lui ont fait.

Elle tremblait à chaque nouveau visage inconnu et se cachait par peur.
Aujourd’hui, Il y a presque 4 mois  qu’AYO a rejoint le buisson. Elle se lâche au fil des semaines qui passent.

Toujours en manque de caresses, chaque jour est, pour elle comme pour nous, une découverte et un bonheur.
Dès que son maître ne la touche plus, elle vient mettre sa tête dans ses mains pour qu’il la caresse.

Elle vit à côté du chat.

Elle craint moins les photos et accepte qu’on la regarde avec amour.

Elle mange toujours délicatement, en revanche elle ne sait toujours pas boire. Elle met de l’eau partout mais cela ne lui pose pas de problème.

Elle ne fait toujours pas de bruit.

Elle est encore sur le qui-vive mais sait tout de même se relâcher.

Elle n’est plus toujours derrière nous ou à côté de nous. Elle commence à vivre sa vie et elle pousse des sprints dans le terrain ou elle se prélasse au soleil quand il y en a.

Elle déteste la pluie.

Elle fait la grasse matinée. Il faut la secouer pour qu’elle se lève le matin pour aller dehors tellement elle est bien dans son lit.

Elle adore toujours autant les caresses.

Maintenant elle aboie à chaque nouveau visage et à chaque invité

parce qu’elle est désormais chez elle.

Pour Michel de la part de Clara

22 pensées sur “Pour Michel de la part de Clara…Une belle histoire d’amour…

    • 29 avril 2018 à 12 h 05 min
      Permalink

      Je n’en ai pas le souvenir…pourrez- vous me le renvoyer ?

      Répondre
  • 29 avril 2018 à 10 h 03 min
    Permalink

    Une merveilleuse histoire qui fait chaud au coeur.

    Répondre
  • 29 avril 2018 à 8 h 27 min
    Permalink

    Joli témoignage, le mien n’a pas été retenu…peut-être pas assez original?

    Répondre
    • 29 avril 2018 à 10 h 45 min
      Permalink

      A qui l’aviez vous envoyé ??

      Répondre
  • 28 avril 2018 à 13 h 36 min
    Permalink

    Pas tant de vantardises et d’exposition photo, de l’action de l’adoption, c’est tout . Le bien peut se faire en toute simplicité!!!!!

    Répondre
    • 28 avril 2018 à 14 h 06 min
      Permalink

      Il n’y a aucun besoin de vantardise dans ce récit mais juste l’envie de raconter une belle histoire et qu’est-ce que ça fait plaisir !! il est vraiment dommage que vous n’ayez pas compris le sens de la démarche, j’invite d’ailleurs nos adoptants à en faire de même afin d’agrémenter la rubrique « témoignage  » du blog et vous y êtes invité bien sûr

      Répondre
    • 29 avril 2018 à 8 h 41 min
      Permalink

      Vous savez Madame, quand on vit des choses extraordinaires, tristes ou joyeuses, des difficultés, etc avec nos adoptés, on a envie de partager !!! En plus chaque témoignage est une expérience alors raison de plus pour partager, surtout si cela peut aider! ABE

      Répondre
  • 27 avril 2018 à 22 h 38 min
    Permalink

    Ce beau texte me laisse sans voix , les mots me manquent …
    Hâte de revoir ma nouvelle nièce : AYO la douce .

    Répondre
  • 27 avril 2018 à 17 h 24 min
    Permalink

    Magnifique témoignage… Tellement d’amour !

    Répondre
  • 27 avril 2018 à 15 h 25 min
    Permalink

    Oui c’est une belle histoire qui est dédiée à nos craintifs . Notre galga CASIOPE est une craintive déjà presque 6 mois que nous l’avons nous lui donnons beaucoup d’amour de caresses nous lui parlons beaucoup. Elle a toujours peur des hommes mais aussi des autres quand je la vois faire des allés retour dans la maison j’ai mal pour elle . Nous avons commencé à la lâcher dans le jardin que depuis 1 mois elle commence à se lâcher avant quand mon mari allait dehors elle le cherchait du regard et l’évitait maintenant c’est devenu un jeux elle passe devant lui tranquillement et se met à courir après et elle fait ça plusieurs fois . La nuit elle dort avec nous au début collée à moi et après elle met sa tête contre celle de mon mari . Elle tremble moins, pour manger elle a besoin d’être seule . Dans la rue pour l’instant c’est pas possible, avec nos chats (17) ça se passe bien intérieur come extérieur . L’autre jour j’ai oublié que les poules étaient sorti elle ne les a même pas calculé . Depuis bientôt 1 semaine Aries est arrivé à la maison c’est un chiot câlin mais qui n’a pas compris que le pipi et caca c’était dehors même en restant 1 H en promenade . Cette nuit il n’a pas fait son hurlement et ce matin pipi dehors mais rentré à la maison rebelote il refait . Actuellement à l’étranger nous n’avons pas encore vu Ariès que nous avons rebaptisé MIKE mais nous prenons des nouvelles tout les jours Casiopé a pris une place énorme dans notre vie et elle nous manque beaucoup et nous sommes pressés de faire la connaissance de MIKE demain matin . Chrystel me dit que c’est un deuxième MINOCA .Et je voulais dire au futur adoptant n’hésité pas à adopter un craintif l’amour la patience le temps fera le reste et vous pourrez plus vous passer d’eux. Merci à Michel et Clara d’avoir franchi ce cap . Au faite la mienne n’aime pas la pluie

    Répondre
  • 27 avril 2018 à 13 h 42 min
    Permalink

    A toi, Nino, le beau ténébreux au poil si luisant, maintenant devenu robe d’ébène, les cicatrices qui te défigurait sont en train de s’estomper, de meme que les horreurs qui ont embuées ton affect si si longtemps,….Maintenant, tu souris, tu demandes et tu te fais comprendre, tu montes meme la garde avec ton frère Edward ; tu commences à jouer…..Tu as cette lumière superbe dans ton regard que l’on croyait mort à jamais…..Mon beau craintif, c’est à toi que vont toutes mes pensées quant tu n’es pas à mes cotés…….
    Si vous voulez apprendre la patience, la gentillesse, apprendre la relation d’abord invisible et ensuite si parlante entre un galgo et son papa ou sa maman, si vous voulez encore vous émerveiller à chaque progrès, alors regardez les et adoptez les ces pauvres misères de craintifs qui vous seront attachés jusqu’à la mort et meme peut-etre après……..

    Répondre
  • 27 avril 2018 à 13 h 19 min
    Permalink

    j’ai adoré votre belle histoire et cela m’a rappelé tout à fait la dernière petite chienne que nous avons eu en tant que famille d’accueil. Elle était exactement comme la votre. Quand elle est partie dans sa nouvelle famille elle a un peu régressé mais elle reçoit tant d’amour que je pense qu’elle va aussi faire des progrès petit à petit. C’est des chiens avec qui il faut beaucoup de patience. Mais ils le méritent bien.
    Merci à vous

    Répondre
  • 27 avril 2018 à 10 h 10 min
    Permalink

    Comme le dit Pat 36 c’est un très joli texte qu’on aimerait lire plus souvent… C’est ce qu’on appelle entre nous « une belle adoption » !
    Merci à Clara et Michel d’être dotés de cette merveilleuse qualité qu’est l’intelligence du cœur…
    Belle et longue vie à la jolie AYO et à sa famille à qui je dis attention :

    « Galgo un jour, Galgo toujours »

    Répondre
  • 27 avril 2018 à 8 h 44 min
    Permalink

    Des adoptants qui ont tout compris et qui sont déjà heureux avec AYO. Ces chiens changent notre vie à tout jamais, et nous, nous changerons la leur pour toujours. Merci à vous d’avoir adopté une galga !

    Répondre
  • 27 avril 2018 à 8 h 38 min
    Permalink

    Vous racontez tellement bien votre quotidien, que j’ai l’impression d’être à vos côtés ! C’est un beau geste que vous avez fait. Merci pour AYO, cette galga craintive qui vous sera éternellement reconnaissante ! Belle et longue vie AYO !

    Répondre
  • 27 avril 2018 à 8 h 27 min
    Permalink

    C’est un bien joli texte qu’on aimerait lire plus souvent. L’adoption d’un craintif est une si belle histoire ,qui ne ressemble à aucune autre. Ce lien qu’on tisse avec eux est d’une grande force , incomparable.
    Chicago à enfin trouvé la sérénité grâce à vous. Merci à vous et à Michel qui a été à l’origine de cette belle adoption.

    Répondre
  • 27 avril 2018 à 8 h 14 min
    Permalink

    Très très beau texte, réaliste et qui démontre exactement ce que nous pouvons vivre avec les craintifs, d’ailleurs nous l’avons vécu pendant des mois, maintenant ça va mieux mais c’est un long parcours. Bravo à vous tous et bonne fin de semaine !

    Répondre
  • 27 avril 2018 à 7 h 37 min
    Permalink

    Un grand merci pour cette petite craintive vous avez bien compris qu il fallait lui laisser le temps la patience et l amour quand elle le désirait bravo c est une belle réussite pour cette petite qui petit à petit va de plus en plus poser ses valises pour se libérer et vivre un grand merci aux adoptants pour cette adoption de ❣ cœur .

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *