Connaissez-vous l’histoire de mon galgo ?

C’est la question que vous me posez très souvent et à laquelle je suis bien incapable de répondre.

C’est tout à fait légitime d’avoir envie et besoin de connaître le passé du chien que nous aimons, ne serait-ce que pour mieux le comprendre.

Pourquoi a t-il peur du passage des portes, de mon mari et pas de mon fils, des voitures, etc…

En fait l’histoire individuelle de votre chien, nous ne la connaissons généralement pas, et puis de toute façon à quoi bon puisqu’ils ont tous la même histoire tragique.

Un galgo naît pour mourir, un galgo doit honorer son propriétaire et rapporter de l’argent, un galgo sera de toute façon exterminé dès lors qu’il ne sera plus performant.

Tous les chasseurs en Espagne gardent des femelles pour la reproduction et dans chaque portée les meilleurs chiots seront sélectionnés, les autres éliminés, le but étant d’avoir des galgos performants pour assouvir une passion et ne  surtout pas perdre d’argent.

Un galgo doit en rapporter, il devra pouvoir gagner des courses ou être performant à la chasse pour être échangé ou revendu, ou proposé pour la reproduction moyennent finances.

L’argent étant le nerf de la guerre, un propriétaire n’en dépensera pas ou très peu pour apporter du confort ou soigner ses chiens, car il faut comprendre que ce sera plus rentable pour lui de s’en débarrasser puisqu’ils possèdent tous des cheptels.

Alors votre galgo vivra avec d’autres galgos, soit dans un boui-boui infâme, soit dans un bunker.

Tous les galgueros ne sont pas des brutes sanguinaires et les mentalités commencent à évoluer grâce au travail des militants  espagnols et des associations européennes.

Il y a les gros éleveurs qui respectent  les lois en vigueur et par là même leurs chiens, qui les détiennent dans d’assez bonnes conditions, qui les nourrissent correctement et qui ne les maltraitent pas.

Ils n’ont bien sûr aucun attachement à leurs chiens et ne  feront jamais preuve d’aucune empathie, c’est-à-dire qu’ils s’en débarrasseront systématiquement dès que le chien ne sera plus rentable ou exploitable, ou s’il  tombe malade ou se fracture une patte.

Pour eux c’est normal, ils emmènent leurs  galgos à la perrera (équivalent des fourrières) pour qu’ils y soient exterminés tout comme les éleveurs emmènent leur bétail à l’abattoir, c’est le même principe et pour eux c’est tout à fait normal.

Les chiens sociables que nous récupérons viennent souvent de ces élevages-là

Le galgo n’est pas considéré comme un animal domestique en Espagne, il est juste un outil de chasse.

Et il y a les autres…..

Les brutes épaisses, ces galgueros qui vivent au fin fond des campagnes et dont les mentalités n’ont absolument pas évolué, ceux-là sont les pires. Ceux-là sont très durs avec leurs galgos et ils les exploiteront jusqu’à la corde, ils ne leur offriront même pas le droit à une mort digne.

De ces endroits-là sortiront des chiens souvent marqués, des chiens qui auront vécu des années dans la merde et dans le sang, et qui resteront à jamais marqués psychologiquement et que nous appellerons les traumas.

N’oubliez pas d’où vient le galgo que vous avez adopté ou que vous adopterez.

N’oubliez pas qu’il a vécu en enfer avant d’arriver dans votre paradis.

N’oubliez pas que nous sommes une association de sauvetage et que ce soit en Espagne ou en France, nous nous  sommes tous mobilisés pour que votre chien ait le droit à la vie.

https://www.levriers-sans-frontieres.com/

N’oubliez pas que nous ne sommes pas un site de vente en ligne et que l’adoption d’un galgo doit être avant tout une démarche de cœur .

Charte d’éthique de Lévriers sans Frontières

Association de défense et de sauvetage des lévriers galgos martyrs d’Espagne

Nous sommes une association de sauvetage. Nous ne sommes pas des éleveurs ou des « vendeurs de chiens ».

Notre combat est dédié à ceux qui ont le plus et le plus longtemps souffert dans leur chair et dans leur âme, les cassés, les craintifs et les traumas, aux plus vieux galgos et aux reproductrices. Pour cette raison nous ne remontons que très peu de chiots.

Notre site n’est pas un catalogue de vente en ligne de lévriers. Chacun de nos galgos porte un lourd passé et ne se réduit pas à une belle photo sur Internet.

La démarche d’adoption d’un galgo ne doit et ne peut être qu’une démarche de sauvetage, et nous ne donnerons plus suite aux demandes compulsives d’adoption d’un « beau chien ». Nous privilégierons les démarches du cœur, celles qui s’orienteront vers les galgos qui ont le plus souffert, sans critère d’âge, de taille ou de couleur.

Nous n’acceptons pas le diktat de la société de consommation. Un chien n’est pas un bien meuble qu’on prend et qu’on jette. Votre galgo vous accompagnera durant de longues années au cours d’une vie qui peut connaître des changements ou des bouleversements auxquels vous devrez faire face avec lui et pour lui, car il fera partie intégrante de votre famille.

Nous demandons à nos adoptants et à nos futurs adoptants de respecter et de soutenir nos valeurs et notre éthique.

Nous demandons à nos adoptants et à nos futurs adoptants d’accepter et de respecter le passé de leur galgo.

Cette charte sera envoyée à chaque nouvel adoptant et devra nous être retournée signée. Elle ne constitue qu’un engagement moral, mais nous souhaitons qu’elle fasse prendre conscience à chacun de la réalité de ce qu’est un galgo.

 

 

7 pensées sur “Connaissez-vous l’histoire de mon galgo ?

  • 14 mars 2018 à 14 h 21 min
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    Les mentalités doivent changer……..
    Comment apprendre le respect ?
    Mon père qui a aujourd’hui 86 ans est en en France, dans une famille « paysanne », où le respect animal est fonction de ce qu’il rapporte ou pas……
    Il n’a qu’un seul frère qui a repris l’exploitation familiale, est devenu un bon chasseur avec ses chiens attachés dans le noir qui attendaient le jour de la battue, j’en passe et des meilleures…
    Mon père , bien que né dans ce milieu n’a jamais supporté ni la chasse, ni les bêtes qu’on balance à l’ abattoir.
    Il s’est tiré de ce milieu dè qu’il a pu et pouvait se battre si il voyait quelqu’un maltraiter un animal…
    Tout est question de sensibilité.
    Pour moi ces gens qui font souffrir les animaux sont des inadaptés de la vie, c’est comme s’ils avaient une maladie dont ils ignorent les symptômes.
    Des grands malades.

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  • 14 mars 2018 à 11 h 34 min
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    Votre papa Mireille est d’une toute autre génération, dont les valeurs morales étaient le fondement essentiel d’une belle vie en société. Hélas maintenant respect, tendresse, tolérance n’ont plus beaucoup cours……mais la roue tourne…. Alors oui sans aucun doute les animaux de votre famille étaient bien traités.
    Nous ne pouvons qu’avoir le coeur serré devant ces infâmes cachots.
    Espérons qu’à force de battage les mentalités évolueront pour ces pauvres loulous.
    Adopter c’est faire fi-du passé pour offrir le meilleur, en l’occurrence pour les galgos.
    Odile, courage à vous et à vos accompagnants pour (encore) affronter toutes ces misères.

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  • 14 mars 2018 à 10 h 24 min
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    Bonjour et merci Odile pour cet article mais pour moi ce sont tous des horribles à tuer sans état d’âme.
    Je suis ainsi et je ne changerai pas sur ce sujet que ce soit pour les lévriers ou pour tout autres tortionnaires d’animaux. Rappelons que nous sommes en 2018.

    Mon papa avec ses 9 frères et sœurs sont nés dans le bois de Mondragon en bourgogne , dans une cahute mais il a fait le bien autour de lui toute sa vie. Il avait un fusil mais chassait les champignons et les arbres comme il disait et ce, toute l’année ( il n’a jamais eu de permit de chasse), ses trois griffons, dormaient à la cuisine, je me souviens qu’il les lavait, les brossait, je me souviens du vétérinaire à la maison, de ses larmes quant il en perdait un. Né en 1919, c’était un homme qui nous a apprit à faire le bien autour de nous, il nous a apprit ” la main de l’homme à été crée pour travailler, saluer, caresser etc… ” Paix à ton âme mon papa.

    Je suis certaine qu’une femme faisait aussi du mal à Balu, il a peur de moi et vient plus facilement vers gerard. Il aimerait venir , il essaie mais… Il est certain qu’il porte un lourd passé, c’est un trauma. Je fais avec, bien que ça m’attriste car j’ai l’intention de continuer à en prendre soin toute sa vie. Je suis d’une extrême patience.
    Cion a souffert comme les autres. Est-ce qu’il a très vite comprit qu’il ne risquait plus rien ici ? Mais quel coquin, ” mon bébél “, capricieux. J’ai toujours aimé les animaux qui me font tourner chèvre. Il me fait rire le gars. ( ça me fait penser que je viens juste de recevoir son certificat et que j’ai oublié de te l’envoyer arf!) faut dire qu’il a fallut que je téléphone pour savoir s’ils avaient reçu les résultats de sa prise de sang, sinon… ça se passe plus comme avant.
    Sa blessure est longue à guérir mais là, c’est sur le bon chemin.
    Dès le départ c’était pour sauver et sortir un toutou de l’enfer et non pour trouver un beau lévrier avec toutes les qualités du monde, je sais où j’ai mis les pieds, nous le savons et nous adhérons à cette noble cause.
    Et si nous pouvions faire plus, nous le ferions

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  • 14 mars 2018 à 9 h 27 min
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    La frustration -bien minime – de ne rien connaître du passé du chien que l’on vient d’adopter s’efface bien vite devant l’avenir a lui construire,un présent et un avenir faits de respect,d’amour et de paix.Chaque progrès infime est un pas vers l’oubli .Que les exigeants,les demandeurs d’impossible passent leurs chemins. Ils ne trouveront pas ici de gravures de mode et de quoi satisfaire leur ego!!!Pouvoir un jour adopter un trauma est le rêve de tout adoptant de galgo,décision qui doit être mûrement réfléchie et ne se prend pas à la légère!!!

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  • 14 mars 2018 à 9 h 09 min
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    C’est vrai son passé on ne le connaît pas on aimerai qu’ils nous parlent pour mieux les aider .
    Casiopé est arrivée le 29 Octobre déjà 4 mois et demi c’est une galga craintif tout les jours c’est de la reconstruction . Elle a toujours peur de mon mari avec Chrystel c’est mieux .Par contre elle adore les enfants . Avec moi c’est que du bonheur on joue elle met sa tête contre moi je peux en faire ce que je veux . Quand je suis toute seule à la maison c’est une autre chienne .
    Quand Minoca et Léra sont là pareille . Dehors elle est toujours en longe car oui c’est une chasseuse je dois être très vigilante surtout en ce moment avec les faisans qui viennent chez nous . Je ne peux pas la sortir dans la rue si elle voit quelqu’un elle est en panique et part en courant . Elle commence à courir dans le terrain . Quand je vois Léra qui part comme un TGV et le plus amusant c’est qu’elle va motiver Casiopé pour qu’elle joue . Depuis qu’elle dort sur notre lit la nuit elle est devenu propre . Pour manger si mon mari est présent dans la maison je dois lui mettre sa gamelle dans le bureau sinon elle ne mange pas .Nous avons commencé les séances d’osthéo la première séance elle n’a pas réussi à la débloquer elle a dû inverser en travaillant sur son corps le 27 mars on verra ce que ça donne .L’avantage c’est que je travaille de chez moi . Mon mari est frustré mais il ne lâche pas prise c’est amusant la nuit elle dort contre lui . Alors si vous voulez adopter un galgo n’oublié pas qu’il a un lourd passé Il ne sort pas de chez un éleveur il est comme il est on le prend avec tout ces défauts (façon de parler) mais je dois dire qu’à aujourd’hui je ne pourrais pas vivre sans Casiopé j’ai besoin d’elle comme elle a besoin de nous nous l’aimons pour ce qu’elle est et nous sommes là pour qu’un jour elle retrouve une vie normale sans que son passé la rattrape . Alors pensé à nos galgos nos taulards ceux qui on la leishmaniose et tout les autres ils attendent une famille pour sortir d’Espagne et donner la place à d’autres qui pourront être sauvé merci pour eux car ils le méritent . Quand à toi Odile je te souhaite un bon voyage avec toute ton équipe comme j’aimerais être avec vous. bisous

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  • 14 mars 2018 à 9 h 05 min
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    Bonjour à tous.
    Sur le site de Lévriers sans frontières, il est clairement indiqué ” Association de défense et de sauvetage des lévriers Galgos d’Espagne”. Le texte de la page d’accueil est lui aussi très explicite sur la vie misérable quotidienne des galgos et galgas.
    C’est incompréhensible que certains postulants à l’adoption ont des critères précis et de telles exigences !!
    Adopter un galgo ne doit être que pour SAUVER UNE VIE. Ne doit être que pour lui offrir les meilleurs attentions, de bonnes gamelles,plein d’amour et tout le respect auquel il a droit. Sans aucune exigence de comportement,de sexe, de couleur !
    Si je pouvais adopter “aujourd’hui”, ce serait sans hésitation LAUREN. Lui qui m’a brisé le coeur voilà un an. Lui qui aujourd’hui est debout, fragile bien sur, mais qui à le droit au bonheur, à plein d’amour et au respect !
    Vous avez bien raison Odile de changer les conditions d’adoption !
    J’espère que la mentalité des galgueros continuera d’évoluer en faveur des galgos. Quant aux “brutes épaisses”, je crois qu’il faudra attendre l’extinction de cette race !
    Merci pour tout ce que vous faites pour les galgos que vous aimez tant !
    Belle journée Odile.

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  • 14 mars 2018 à 8 h 30 min
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    Je pensais que tous les galgueros étaient des brutes…dans tous les cas, ils n’aiment pas leurs chiens.
    Un petit rappel sur la charte d’éthique de LSF est toujours le bienvenue…

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