Au nom d’une tradition ancestrale, 50 000 lévriers galgos sont sacrifiés chaque année en Espagne

Chaque année c’est le même scénario, l’hémorragie a commencé et les galgos arrivent en masse dans nos refuges espagnols .

Nous sommes tous sur le front pour tenter d’en sauver un maximum, une goutte d’eau dans la rivière puisqu’ils seront environ 50 000 à être sacrifiés au nom d’une tradition ancestrale.

Celui-ci est arrivé à la fondation avec des plaies ouvertes autour du museau et une énorme cicatrice autour du cou, traces indélébiles des liens qui l’enserraient.

                         

Nous l’avons appelé Etis et il remontera en France dans notre transport du 9 décembre avec Carly elle aussi victime de la barbarie de son propriétaire, puisque les chaînes qui l’enserraient s’étaient incrustées dans ses chairs.

Triste réalité d’un véritable fléau dans un pays européen qui ne respecte en aucun cas les lois de protection animale en vigueur au sein de la communauté.

Des galgos qui arrivent avec de multiples fractures et qui doivent être opérés sur place, des interventions coûteuses que nous devons financer avant de les rapatrier en France.

Ferré  à peine un an et déjà victime, il a été trouvé au bord de la route agonisant…

Et Meiga après 6 années de bons et loyaux services a été emmenée par son gualguero à la FBM parce qu’elle venait de se fracturer une patte à la chasse, il ne leur a pas laissé le choix et voulait la tuer.

Timotéa également arrivée avec une fracture et ça n’arrête pas…

Sans parler de ceux qui ont des cicatrices invisibles et qui resteront à jamais traumatisés par leur lourd passé de maltraitance et qui de surcroît en paieront le prix fort puisqu’ils sont  très peu plébiscités par les postulants à l’adoption qui préfèrent orienter leur choix vers un galgo sociable.

C’est pourquoi l’association Lévriers sans Frontières a entièrement financé la construction de nouveaux locaux au refuge de la Fondation Benjamin Mehnert,

qui seront  spécialement dédiés aux galgos traumatisés afin qu’ils puissent évoluer dans un environnement calme et serein. Ils bénéficieront également d’un programme de socialisation adapté et mis au point par les comportementalistes de la Fondation.

Il était primordial de trouver une issue pour ces chiens marqués à jamais par leur long calvaire afin qu’ils aient la même chance que les autres de sortir au plus vite du refuge, eux qui purgent dans la majorité des cas de lourdes peines.

https://www.levriers-sans-frontieres.com/

Trois sauvetages seront organisés avant la fin de l’année ( voir notre site)

8 pensées sur “Au nom d’une tradition ancestrale, 50 000 lévriers galgos sont sacrifiés chaque année en Espagne

  • 4 novembre 2017 à 15 h 21 min
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    Il faut arrêté avec les lévriers 50000 leviers morts sacrifier ça suffit

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  • 3 novembre 2017 à 8 h 36 min
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    Bravo pour les craintifs, qu’ils ne deviennent pas des taulards!!!! cela a quelque chose de magique de voir ces pauvres galgos brisés se relever et se révéler tout doucement comme une rose qui aurait manqué d’eau et qu’un jardinier attentionné se serait appliqué à soigner…La route est longue et parsemée d’embuches, mais quel bonheur au moindre progrès….Et si vous voulez des nounous BC BG, allez donc les acheter avec leurs papiers, leurs nœuds dans les cheveux, parfois leurs griffes laquées de vernis….Quant à moi, je préfère mes grands craintifs avec leurs grandes cicatrices, leurs regard mouillés et leurs tremblements à la moindre voix haute, celà nous apprend à vivre dans la douceur la plus extrème….dix mille baisers à ceux qui ont le moins de chance et à tout les autres
    Geneviève, Otto et Dona

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  • 2 novembre 2017 à 13 h 30 min
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    Adoptez des trauma !!! Effectivement, ce n’est pas simple mais les voir évoluer et se rapprocher de vous, est une expérience si bouleversante.
    Quand je vois mon Quash, si craintif lors de son arrivée au mois de Mai, qui accourt désormais vers moi au seul son de ma voix, qui vient se blottir dans mes bras, mon cœur bondit dans ma poitrine. Nous avons créé un lien si fort que ma vie sans lui est devenue inimaginable. Il faut juste du temps, de la patience et une dose immodérée d’amour. Juste cela et rien que cela.

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    • 3 novembre 2017 à 8 h 43 min
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      Bonjour Madame,
      Merci d’avoir adopté mon filleul QUASH…je suis heureuse qu’il ait évolué si rapidement, grâce sans aucun doute, à l’Amour que vous lui donnez chaque jour….QUASH se sent en sécurité et avant tout aimé ! Faites lui plein de douces caresses….Sa marraine qui l’aime très fort….Cordialement.

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  • 2 novembre 2017 à 10 h 43 min
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    Pensez-vous qu’un jour cette tradition ancestrale s’arrêtera? Je n’arrive pas à comprendre qu’au niveau européen, personne ne puisse rien faire!
    Ces locaux + le programme de socialisation sont une excellente initiative.

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    • 7 novembre 2017 à 19 h 21 min
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      La lâcheté du Parlement européen s’est illustrée dans ses ” oeuvres courageuses… “. J’ai lu que saisi quant à l’horrible sort que les espagnols réservent à ces malheureux lévriers dont la fin était sordide, ledit Parlement a répondu que c’était un problème intérieur à l’Espagne et qu’il appartenait au gouvernement espagnol de résoudre cette question en interne. Bravo au Parlement européen, incapable de faire régner la compassion humaine face aux tortures infligées à ces animaux innocents sous les prétextes fallacieux invoqués par les tortionnaires de ” faire racheter sa dignité en infligeant d’abominables tortures “. La sauvagerie des années franquistes est encore loin d’être disparue…Quelle attitude d’arriérés !!!!! J’en ai froid dans le dos !!!!!

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  • 2 novembre 2017 à 8 h 56 min
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    Et tous les ans à la même période, le même scénario ! Au nom des US et Coutumes…cette tradition plus que barbare. Continuons le combat, continuons plus que jamais d’être l’être la voix de ces galgos exploités, maltraités.

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  • 2 novembre 2017 à 8 h 56 min
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    Merveilleuse nouvelle que l’avancement des travaux de l’aile consacrée aux traumatisés et aux craintifs, bien sur il faut tous les sauver mais eux, plus encore! Eux qui sont remplis de démons à tel point qu’ils leur sera pour ainsi dire impossible d’évoluer au refuge. Mon coeur ne bat que pour eux, ces écorchés qui doivent mener une lutte intérieure monumentale pour parvenir à revenir vers la lumière. Eux pour qui nous devons sortir de notre zone de confort en les aidant à revenir sur des chemins clairs et doux.
    Oui cela complique les choses d’ouvrir son coeur et sa maison à un trauma, oui il faut faire preuve d’une grande capacité d’adaptation car cela n’est en aucun cas à eux de faire des efforts, oui c’est plus difficile que de choisir un sociable pour qui la vie sera belle à peine les patounes posées en France, mais…mais, mais ils méritent tellement notre patience, notre tendresse. Je ne vois le sauvetage qu’ainsi et ma maison n’abrite que des abîmés! Pourtant ne nous y trompons pas, je reste convaincue qu’en parcourant ce long chemin avec eux, ce sont eux qui nous sauvent! Ils nous sauvent de la médiocrité et de la dureté de notre monde, ils nous sauvent parce que leur courage est une leçon de vie quotidienne, ils nous sauvent car nous ressortons plus grand de ce cheminement.
    Ne les oubliez pas nos craintifs, ne les abandonnez pas à leurs démons! Ils valent la peine, ils vous le rendront au centuple, vous regarderont comme aucun être vivant ne vous aura jamais regardé. Ne les oubliez pas car nos maisons, à nous qui les choisissons, ne sont pas extensibles à l’infini et nous ne pouvons tendre la main qu’à un petit nombre d’entre eux!

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