Peri témoigne pour tous ses copains galgos craintifs comme lui…

Bonjour les amis du blog,

Je suis un petit galgo arrivé en France il y a presque 4 ans et je voulais vous raconter mon histoire de trouillou.

Il y a 4 ans, j’arrivais à Villette, fin mai, début juin, comme tous je me demandais bien ce qui allait bien se passer, descente du camion… enfin tout cela vous connaissez.

Je suis un chien un petit peu particulier, je crois qu’on dit « craintif », mais ce ne sont que des mots, moi ce que je ressens, c’est une trouille viscérale vis-à-vis des humains, mais aussi des chiens. Il faut dire que mes congénères ne m’ont pas épargné !

Donc, j’arrive à Villette, et là quelqu’un m’attend. Je me demande bien ce qu’elle me veut, mais je la suis chez elle, dans ce qu’on appelle une « maison ». Je reste sur le qui-vive, me demandant en permanence ce qui va m’arriver…

Et puis, 3 semaines après, le 23 juin, je vois débarquer de nouvelles personnes, ceux que je nommerai plus tard « Pépère », « Mémère », accompagnés de deux autres humains, et d’un galgo en modèle réduit, celui que deviendra mon « Petit Frère ». Je peux vous assurer que ce ne sera pas la meilleure journée de ma vie, la photo d’adoption en témoigne !

Je ne veux pas les regarder, je ne veux pas qu’ils me touchent, je refuse tout. Je comprends vite qu’ils vont m’emmener et je ne veux pas. Je refuse ce nouveau bond vers l’inconnu. Alors ma FA me monte dans la voiture et un long, très long trajet commence pour moi, non que nous ayons fait beaucoup de kilomètres, mais l’ambiance était plus que morose. Moi, calé au fond du coffre, les humains ne bronchaient pas. J’ai bien senti qu’ils se disaient : « Mais qu’est-ce qu’on a fait ? »

Enfin, la voiture s’arrête, et la découverte de la maison se fait dans le calme. Je découvre juste à mes dépens, et à celui de ma truffe, ce qu’est une baie vitrée. Les humains qui avaient fait le trajet avec mes « adoptants » partent avec le modèle réduit. Les premiers jours furent pour moi l’occasion de dormir, dormir, et encore dormir comme si j’avais 3 ans de sommeil à rattraper. L’ambiance était détendue, j’acceptais les regards, je me rapprochais d’eux… Même si manger en leur présence était compliqué.

Et tout d’un coup j’ai réalisé que tout cela n’était pas normal, il allait se passer quelque chose, cette quiétude était devenue inquiétante. Et là j’ai tout fait pour échapper à ce danger, j’ai donc commencé par fuguer, bon cela n’a pas duré longtemps, et le modèle réduit m’a convaincu de me laisser attraper, puis j’ai décidé que le danger était dans la maison, donc je me suis organisé pour vivre dehors, creusant des trous, y mettant de l’herbe sèche…

Et là, celle que je connaissais à peine a décidé que cela ne pouvait pas se passer ainsi, à force de persuasion, et de sardines, elle m’a remis ma laisse et m’a emmené dans la maison ; fini le grand air, elle était bien décidée à me prouver que rien ne pouvait m’arriver. Alors « ELLE », je parvenais à l’approcher, mais « LUI », il n’en était pas question, et je peux vous dire qu’il était frustré, mais c’était ainsi… Ni lui ni moi n’y pouvions rien.

Il me fallait tout apprendre, manger avec des humains dans la même pièce, faire ma toilette… Mais ils ont réussi à me laisser le temps nécessaire, tout en me stimulant, me prouvant que je pouvais leur accorder ma confiance, ils se sont mis à m’emmener partout, je me calais bien derrière « ELLE » et j’avançais, vaille que vaille. Nous sommes même partis en vacances, j’ai découvert la mer, les petits plaisirs et… la promiscuité de la « maison qui roule ». Et rien ne m’est arrivé, j’ai réalisé que rien ne pouvait survenir de fâcheux avec eux, même si je n’arrivais pas à me défaire de certaines peurs, celle de rentrer à la maison par exemple, celle des inconnus.

Pour mon premier Noël, j’ai offert le plus beau cadeau à Pépère et à Mémère, j’ai joué avec mes cadeaux, et je peux vous dire qu’ils ont mouillé des mouchoirs… Un grand pas.

Depuis, je n’ai cessé de progresser, je ne suis plus « trouillou », mais « Le Petit Peri » comme m’appelle Lydie, heureux de voir ses amis LSF, chiens et humains, étonnés chaque fois de voir toujours plus de démonstrations.

Alors oui, « Pépère » et « Mémère » m’ont donné le temps, la patience et l’amour, mais aussi ceux qui avaient été me chercher avec eux dans ma FA, « Poupou » et « Nounou », que je vénère. Ce temps m’a été nécessaire, vital, je suis aujourd’hui un petit cœur bien dans ses pattes, joueur et tendre.

Cette aventure, je l’ai vécue grâce à LSF qui a pris le risque de me sortir de mon trou, au risque que personne ne veuille de moi parce que je suis « différent, pas pareil ».

Ce texte, j’ai voulu l’écrire pour la petite Célia avec laquelle je me suis promené, et que personne ne regarde parce qu’elle aussi, elle est différente pas pareille…

Alors si vous avez à cœur d’adopter, de vivre quelque chose de particulier, de nouer des liens indéfectibles, donnez leur chance aux craintifs, et surtout accordez-leur du temps et de l’amour.

J’ai été un peu long, et je retourne à mon occupation favorite…

Texte écrit par Célia, la maman du Le petit Peri

 

7 pensées sur “Peri témoigne pour tous ses copains galgos craintifs comme lui…

  • 18 mai 2017 à 13 h 19 min
    Permalink

    Pardon si je « pollue » le sujet du jour mais ce matin, pas reçu le bel article sur Poli : j’ai dû aller le « chercher ». Pas compris pourquoi ?
    Dois-je me réinscrire ?

    Répondre
  • 18 mai 2017 à 12 h 26 min
    Permalink

    je suis la « maman » depuis 6 mois de ma lumia ,ma diva ,ma trauma…une magnifique reine galga qui après 6 ans de souffrance s ouvre a la vie chaque jour qui passe. quand on a de lamour a donner c’est bien ces petits anges qu’il faut adopter.!!!! comme une fleur rare qui s ouvre il faut être patient! savoir admirer une orchidee fermée! sans savoir sil va s ouvrir un jour et a petits soin; …. un matin……. lumia est sortie de langle du salon …a croisé mon regard…ecoute ma douceur …et fini par avancer vers moi ;me frôle et se pose doucement contre mes jambes….la fleur commence a souvrir….quel émotion que d espoir ….a son rythme et avec maladresse lumia pose sa tete ferme les yeux attend et apprécie la caresse ….et remplie nos coeurs de bonheur .. ce bonheur qui change tant leur regard…… merci lsf

    Répondre
  • 18 mai 2017 à 12 h 05 min
    Permalink

    cc PERI c est aussi mon histoire , ma maitresse me montre beaucoup de patience, mais j ai toujours peur des humains, des enfants , du bruit mais je progresse , je le lui montre chaque jour , dur à oublier 3 années de cachot mais je suis heureux , quand elle est heureuse bisous de SILVANO

    Répondre
  • 18 mai 2017 à 10 h 55 min
    Permalink

    J’espère que ce texte convaincra les indécis face à l’adoption d’un craintif.

    Le bonheur que l’on ressent devant chaque progrès, chaque petite avancée est indescriptible !

    C’est tellement gratifiant de sentir qu’on a su trouver le moyen de communication, qu’on a su adopter la bonne attitude, qu’on a su faire preuve de patience, qu’on a su dépasser la frustration et que l’on est récompensé de tant d’efforts par un instant magique de complicité avec notre petit « trouillu »…

    Si vous saviez combien c’est émouvant, enthousiasmant, c’est bien mieux que d’obtenir son bac avec mention Très Bien, c’est bien plus fort qu’un excellent dîner entre amis, c’est bien plus doux qu’un premier rendez vous,

    C’est tendre comme une déclaration d’amour, c’est un peu inespéré, c’est fugace au début, c’est MAGIQUE ! L’émotion vous submerge et vous laisse en larmes quand vous voyez votre petit « trouillu » battre de la queue pour la première fois, s’approcher furtivement de votre mari, l’HOMME de la maison, pour la première fois, s’abandonner à vos caresses en soupirant de satisfaction pour la première fois,

    Chaque petite avancée est une immense victoire sur la peur des humains, sur la souffrance morale et physique endurée en Espagne,

    Et puis un jour après des semaines, des mois, voire des années, il n’y a plus qu’une belle histoire d’amour partagée par « trouillu » et sa famille et croyez moi ça vaut de l’or !

    Parole de Isa et de son LILO…

    Répondre
  • 18 mai 2017 à 10 h 24 min
    Permalink

    Magnifique témoignage. On a vraiment l’impression que c’est Peri lui-même qui écrit.
    La route est longue pour que ces galgos craintifs reprennent confiance en l’humain.
    Merci à Célia pour ce beau et long travail fait avec Peri.

    Répondre
  • 18 mai 2017 à 9 h 35 min
    Permalink

    Jolie histoire ! Patience et Amour, le sésame-ouvre toi, pour les galgos venus de l’enfer !! Longue et belle vie petit loulou.

    Répondre
  • 18 mai 2017 à 9 h 04 min
    Permalink

    magnifique ! merci de nous avoir raconté ton histoire, Péri, et bien du bonheur à toi et tes adoptants

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *