Les blablas de la présidente d’LSF / Lorsqu’elle est entrée dans ma vie…

Il était une fois une galga nommée Deva, c’est à travers elle que tout a commencé, elle avait la grâce et la beauté d’une âme brisée.

Lorsqu’elle est entrée dans ma vie, j’ai vu dans son regard perdu toute la souffrance des galgos, et ce jour-là j’ai compris que tout allait basculer, c’était certain, rien ne serait plus pareil.

Ce fut comme un appel, une évidence pour moi, mon destin était scellé à jamais au sien, je ne pouvais pas me contenter de l’avoir juste adoptée, je devais aller plus loin et marcher sur ses pas.

Alors je suis partie là-bas d’où elle venait, j’avais besoin de savoir, de sentir et de comprendre, et j’ai compris que ma vie ne serait plus jamais la même.

À mon retour, j’avais  changé,  il y avait plein de choses qui me paraissaient futiles et inutiles, j’étais ailleurs dans un autre monde, celui du martyre des galgos en Espagne.

Contre vents et marées  je me suis engagée pas à pas et de plus en plus, rien ne me suffisait jamais, j’avais toujours besoin d’aller plus loin et toujours l’impression de ne pas en faire assez.

Et aujourd’hui rien n’a pas changé, je suis dans l’incapacité de me laisser aller et pourtant parfois j’en aurais bien besoin, mais c’est plus fort que moi, ils sont là dans ma tête le jour et la nuit aussi…

Rien n’a été facile au début, je me suis souvent heurtée à l’incompréhension des miens, j’ai perdu des amis, ceux qui n’ont pas compris que des chiens pouvaient du jour au lendemain changer une vie et une personne comme ça.

Dix années ont passé, et je suis toujours là à courir, une course effrénée dans un océan de souffrance.

Lorsque Deva s’en est allée, j’ai été foudroyée par la douleur et j’ai bien failli m’effondrer.

C’était ma première galga, mon amour perdu, et je ne savais pas si j’allais pouvoir continuer mon combat sans elle.

Le manque d’elle est encore très présent, il me fait toujours aussi mal.

Trois années ont passé et je n’ai rien oublié, sa façon de me regarder et de m’aimer, sa façon de se déplacer et de m’ensorceler, sa façon d’être à moi tout simplement comme pour me remercier de lui avoir donné sa seconde chance.

Je l’ai aimée follement, éperdument, et je la cherche encore aujourd’hui.

17 pensées sur “Les blablas de la présidente d’LSF / Lorsqu’elle est entrée dans ma vie…

  • 17 mai 2017 à 16 h 58 min
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    Magnifique témoignage en effet pour votre première Galga à l’origine de votre combat ! Heureusement qu’il existe des gens comme vous qui se donnent corps et âme à la cause animale.
    Comme c’est étrange ce que vous écrivez car depuis l’adoption de ma Galga noire en avril 2016, ma vie a également basculé ! J’ai toujours eu des chiens mais jamais de lévrier. Ce sont des êtres formidables, doués d’une intelligence et d’une telle sensibilité ! Des chiens presque extraterrestres ! Je suis moi aussi émerveillée devant elle, ma longiligne que j’aime éperdument et avec qui j’ai noué un lien indéfectible, que je n’ai connu avec aucun autre chien. Elle a changé ma Galga depuis son adoption et elle est devenue épanouie, heureuse et beaucoup plus confiante à tel point que je peux la laisser libre en promenade ! Je l’aime et elle le sait.
    Bravo Odile pour votre combat, votre engagement. Vous avez tout mon respect et mon admiration. Peu importe l’avis de ceux qui ne vous comprennent pas. Les principaux concernés vous le rendent bien. Courage à vous et à ceux qui vous aident dans votre mission.

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  • 16 mai 2017 à 22 h 32 min
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    Beau temoignage, poignant , touchant et douloureux aussi. Je reste touché par votre phrase « Je l’ai aimée follement, éperdument, et je la cherche encore aujourd’hui », surement parce que j’ai perdu mon fidele compagnon , impossible de l’oublier, il me hante et en même temps, je cours après lui, l’espoir de retrouver une partie de mon être, de nouveau connaitre cette joie d’être ensemble. Le temps passe rien ne s’efface.
    Vous avez un beau combat, une lutte difficile, mon soutien vous est acquis

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  • 16 mai 2017 à 21 h 47 min
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    C’est vrai que la rencontre et l’adoption d’un galgo change la vie. Ce sont des êtres formidables. Je suis émerveillée de voir mon Ébène courir, jouer, profiter du soleil et être heureux… J’adore quand il grogne de contentement comme pour me dire merci. C’est un vrai trésor et grand merci de me l’avoir confié. C’est un amour et je n’ose imaginer le perdre un jour, mon prince noir. Je comprends votre peine et le manque de votre Debla

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  • 16 mai 2017 à 18 h 45 min
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    C’est un très beau post. Et comme je vous comprends…
    Ma chienne adorée, mon grand amour chien s’en est allée. Elle avait près de 15 ans. Je l’aime toujours et je l’aimerais toujours. Elle restera à jamais dans mon coeur et dans ma vie. Comme vous je me suis sentie effondrée, mais j’ai repris pied, et j’envisage une autre adoption. La vie continue, et si l’on peut rendre heureux un autre chien (podenco, galgo, …), surtout il faut poursuivre.
    Encore merci Odile pour tout ce que vous faites pour ces petits êtres, sensibles, doux, ne demandant qu’à être aimés.

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  • 16 mai 2017 à 17 h 25 min
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    Oui je comprend très bien ce que vous ressentez, nous avons partagées avec ma mère et d’autres chiens cassés, la vie au contact de sa première galga nommée Ulhane, 14 ans de vie douce riche et pleine d’amour malgré la mauvaise santé de cette bichette et quand elle nous a quittée à ses 16 ans et deux mois elle a crée un immense vide et comme disait son véto Ulhane c’était quelqu’un et, malgré leur passé ces galgas et galgos arrivent encore à nous faire confiance et à faire la différence entre des tortionnaires et des humains aux grand coeur, courage l’âme de votre Deva veille sur vous et vous rendra encore plus forte car en plus de votre volonté Deva vous offre la sienne, prenez là comme un cadeau.

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  • 16 mai 2017 à 15 h 26 min
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    La douleur est en effet très forte. Le deuil d’un être aimé (humain ou animal) peut durer des années, une vie même… Ça vient vous chercher dans les tripes quand vous ne vous y attendez pas, ça vous arrache le coeur, ça vous fait crier votre souffrance. Et le problème avec le deuil d’un animal, c’est que très peu de gens peuvent le comprendre autour de vous. Ces deuils, on les vit seule la plupart du temps… Et il arrive même que des mariages s’effondrent quand l’autre ne comprend pas la passion que l’on peut ressentir pour les animaux, le désir de les protéger et la peine et la douleur qu’on ressent quand ils nous quittent. L’amour pour les animaux et le désir de les protéger peut être un monde bien solitaire et isolé, baignant dans l’incompréhension générale. Je suis de tout coeur avec vous Odile.

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  • 16 mai 2017 à 14 h 32 min
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    Oh combien vos mots résonnent dans ma tête et dans mon coeur et, je pense, dans celui d’énormément de personnes pour qui le regard d’un Galgo a changé leur vie pour toujours.
    Des larmes me viennent en vous lisant tant vos mots me rappellent ce mois de mai 2012 ou, devant chez moi, un Galgo, un ange, à changer ma vie … à jamais
    Merci pour tout ce que vous faites Odile et LSF

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  • 16 mai 2017 à 11 h 32 min
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    « Il n’y a rien de plus précieux en ce monde que le sentiment d’exister pour quelqu’un »

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  • 16 mai 2017 à 10 h 17 min
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    Polly, adoptée le 14 Aout 2009 a été euthanasié hier 15 mai. Elle souffrait d’un problème cardiaque
    qui s’est aggravé au fil du temps.
    Nous sommes triste, très triste et notre quotidien s’en trouve complétement bouleversé car il
    tournait en partie autour d’elle.
    Nous sommes reconnaissants à l’association qui nous a fait connaitre ces chiens plein de douceur
    et de gaité.
    Merci à vous Odile et à Martine Regniart

    Anne Ancian

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    • 16 mai 2017 à 10 h 21 min
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      Notre petite Polly une des premières adoptions de Martine, que je suis triste, bon courage Mme Ancian je pense bien à vous

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  • 16 mai 2017 à 9 h 36 min
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    On ne peut oublié , Deva a été votre élément déclencheur pour la cause des galgos . Votre force votre combat vous l’avez trouvé grâce à elle , votre amour pour cette cause vous rend encore plus forte . Et quand à vos amis vous les avez trouver, ils vous entourent à chaque occasion à chaque arrivée de galgos en France et ils sont fidèles .
    Deva a eu la chance de croisée votre route de trouver l’amour la fidélité le bonheur d’un foyer . Elle restera à graver dans votre cœur et de la-haut elle est fière de vous .
    Continuez votre combat pour tout ces galgos bon courage à toute l’équipe

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  • 16 mai 2017 à 9 h 25 min
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    Magnifique témoignage : une vie qui bascule parce qu’une évidence, inconnue jusqu’alors, s’impose tout à coup.
    La découverte du martyr des galgos est effectivement insupportable. On se demande comment cela est possible, dans un pays ami et aussi proche. Comment peut-on ainsi négliger, humilier, massacrer des chiens.
    Deva fut pour vous à la fois un déclic, un coup de foudre et le début de votre combat en faveur des galgos. Elle a eu une belle vie auprès de vous. Et indirectement grâce à elle, des centaines d’autres, vivent aujourd’hui le même bonheur dans leur famille d’adoption.

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  • 16 mai 2017 à 9 h 16 min
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    oui madame je vous comprend je peu tres bien ressentir et persevoir votre douleur jusque moi je le vie tout les jours je l aimais tellement mon ange mon premier galgos nous avons eu 7 ans de bonheur et puis il s en est aller trop vite partout ou je vais je le voie les endroit ou nous allions ensemble ma vie n est plus pareil la douleur est toujours la j en fait des cauchemar quelques fois je sais que la vie continue mais quelques fois je ne me reconnais plus depuis quil est partie pour moi remonter la pente sera longue oui alors je suis avec vous et je vous comprend merci pour vos recit qui me font du bien au cœur etje me dit que je ne suis pas seul a vivre la perte d un compagnons qui ffaisait partie de votre famille bonne journee

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  • 16 mai 2017 à 9 h 01 min
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    c est beau et comme je te comprends Odile ,son enveloppe corporelle n est plus et pourtant son âme est éternelle ,toujours présente en toi pour t envoyer des messages et si tu écoutais son âme que te dirait telle ? peux être que tu l a ressens déjà !
    si aujourd’hui je fais partie de la famille LSF , c est bien que ma petite Priscilla après son départ m a murmuré de continuer d aider ses frères et sœurs, alors je lui ai fait cette promesse et tant que je pourrai je continuerai a mon petit niveau.

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  • 16 mai 2017 à 8 h 41 min
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    Sans doute une mission confiée par DEVA au nom de tous les galgos restés en Espagne…..espérant désespérément !!! une mission bien accomplie ODILE et qui ne s’arrête pas ! …Comme chaque chien qui nous quitte, il reste irremplaçable…Tout est unique en lui, sa façon de nous regarder, son Amour,son caractère et son odeur….Sa façon d’observer chacun de nos gestes, de repérer nos habitudes …pour mieux se fondre dans notre vie, tout en respectant la sienne. J’en suis à mon 8eme chien, tous sont des adoptés…chacun avec sa valise de mauvais souvenirs que je m’engageais à leur faire oublier. Moi aussi j’ai perdu des amis qui ne comprenaient pas qu’un chien puisse avoir une place aussi importante dans ma vie. Peu importe, car nous recevons beaucoup plus de nos animaux que de certains humains !! …Merci Odile pour ce que vous faites pour tous ces martyrs !

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  • 16 mai 2017 à 8 h 15 min
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    Bel hommage pour ta petite Deva, c’est difficile la perte de sa première galga ou premier galgo, j’ai eu l’élément déclencheur avec ma Mimi que tu m’a fait rencontrer, ma première galga à moi qui sera pour toujours dans mon cœur et dans mes larmes, pour elle, mais aussi pour tous les autres, je suis heureuse de l’avoir connue, cela a été peu de temps mais je ne regrette rien et je te remercie, elle n’est pas morte là-bas et c’est le plus important. Depuis que je connais leur situation mon esprit est torturé tous les jours pour eux, un drame qui n’en fini pas, c’est épouvantable, j’aimerai tellement faire plus, mon budget et ma maison ne sont pas extensibles sinon je ferai comme toi, mais je dois être raisonnable, par contre il n’est pas impossible que j’aille sur place un jour, cela me trotte dans la tête, il faut juste que je mette mes loulous en lieu sûr, je les adore toutes ces petites misères, merci Odile

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